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Photos and Transcripts from Algeria






















From A Lover From Palestine,  Mahmud Darwish




But I am the exile.
Seal me with your eyes.
Take me wherever you are —
Take me whatever you are.
Restore to me the colour of face
And the warmth of body,
The light of heart and eye,
The salt of bread and rhythm,
The taste of earth.. the Motherland.
Shield me with your eyes.
Take me as a relic from the mansion of sorrow;
Take me as a verse, from my tragedy;
Take me as a toy, a brick from the house
So that our children will remember to return.




Le Temple de Jean-Piter, or Le Temple de Jupiter



I.

The Kabyle People are a Berber ethnic group indigenous to Kabylia in the north of Algeria, spread across the Atlas Mountains. They represent the largest Berber-speaking population of Algeria and the second largest in the continent of Africa. Berbers call themselves a-Mazigh, meaning ‘free- people’ or ‘noble-men’. In 1954, the Algerian War of Independence began, a war then called the ‘Pacification’ by the French  government. The state would not  recognise it as a war because of the absence of a battlefield; the fighting consisted of terrorist attacks and guerilla warfare that took place, in the mountains where the insurgents hid and lived. I grew up in France with a double nationality and one language to talk about this heritage. In April 2018, my father and I went to Algeria to visit the country that lay beyond his native village. First time for him, first time for me. We took a  road trip with someone I was told to call uncle, Abderrahmane, who showed us what he knew. Here, discovery is an old story written in the present tense that attempts to reach a lost land.




 






II.

Transcription d’une conversation qui eu lieu le troisièME jour de voyage. Nous étions dans un village abandonné, à l’architecture soeur des maisons troglodytes. Nous nous rapprochions du désert. Le soleil était chaud, tout se teintent d’orange. Nous buvions tous les deux le soleil, il y’eu un silence.




MOI Et c’est comment de voyager avec abderrahmane?

PAPA Bah c’est mon frère. Avec lui je mesens en sécurité.

MOI Ouais.

PAPA On est en sécurité, oui lui il est contente aussi.

MOI Hm.

PAPA Il voit aussi à travers notre regard. Il découvre aussi. Tu vois ce que je veux dire. Il est.. T’as vu ce qu’il t’a dit? Il communique pas comme ca avec tout le monde. (plus bas, comme pour lui même) Il s’est enfermé. (il reprend) Et donc c’est a dire, on a un lien...

MOI Il est réservé.

PAPA … lien fraternel beaucoup plus fort que le lien de sang. Avec frère.. Parce qu’on a vécu des souffrance, on a vécu. (Une pause) La faim. On a vécu aussi la joie, on a vécu aussi les, la famille qu’était.. par rapport aux autres. On était comME une famille de riche, de nobles… Guerrier! On se bat. (Les oiseaux gazouillent) Pour la liberté. en fin d’compte... on s’fait avoir toujours, pour que d’autres en profitent. J’suis content qu’on est quand mêME descendant des guerriers, des combattants pour la liberté.

MOI (La voix un peu forte, pour cacher mon émotion) Ouais c’était intéressant hier, qu’il nous

raconte, le fait qu’on a porte… enfin que nos, que mes..

PAPA En même temps.

MOI (moins fort, plus que pour moi) ancêtres.

PAPA Il y’a aucune haine, envers la France, envers.. Une fois que c’est terminé au contraire.

MOI J’sais pas, moi je, j’ai de la colère, hein.

PAPANan. Il faut pas. Parce qu’il avait un français qui avait vachement aidé notre famille, je

la’ai appelé  tu te souviens.

MOI Ouais mais faudrait que tu le… re-recontacte?

PAPA (Plus loin) Ouais.. mais euh… donc euh lui aussi il allait se battre. Mais.. c’que j’aime c’est cette humanité diversifie, comme j’étais en Inde, j’étais dans d’autres pays. Alors moi je suis comme quelqu’un qui regardent un film (les oiseaux gazouillent). Tu t’rends compte? (Le vent se lève, on entend le bruit des feuilles qui bougent, c’est comme un chant). Jm’e sens pas comme kabyle. Dans le kabyle j’suis pas figé dans el kabyle. Je.. je suis obligé de prendre du recul (Il recule). Parce que je suis pas complètement kabyle, je suis pas... (Le vent souffle dans le micro) j’suis pas (papa parle très bas) Et en même temps (Il reprend) je le suis ! (Un silence) Comme je ne le suis pas, je le suis.
II.

Transcript of a conversation that took place on the third day of travelling. We were in an abandoned village.  The buildings resembled troglodytes. We were getting closer to the desert. The sun was hot, everything was tinted in orange. We were both drinking the sun, there was a silence.




ME And how is it to travel with Abderaman?

PAPA Well it’s my brother. With him I feel safe.

ME Yeah.

PAPA We are safe, yes, him, he is happy too.

ME Hm.

PAPA He sees through our look. He discovers too. You see what I mean. He is.. You saw what he said to you? He don’t communicate like that with everybody. (Quieter, as if he was talking for himself) He shut himself in. (He starts again) And so this is to say, we have a bond...

ME He is reserved.

PAPA ... fraternal bond much stronger than a blood tie. With brother.. ‘Cause we lived sufferings, we lived. (a pause) Hunger. We lived joy too, we also lived the, our family that was... in comparison to the others. We were a family of rich people, nobles... Warriors! We fight. (Birds are tweeting) For freedom. At the end of the day... You always end up being fooled. But so that others can enjoy it. I’m happy anyway that we is the descendants of warriors, of fighters for freedom.

ME (The voice slightly too louxd, slightly breaking) Yeah it was interesting yesterday, that he told us about the fact that we carried.. I mean that our, that my...

PAPA At the same time.

ME (Less loud) ancestors.

PAPAThere’s no hatred, toward France, towards... Once it’s over, on the contrary.

ME I dunno...me, I have anger, eh.

PAPA Nah. Don’t. Because it were a French man who has really helped our family, I called him, you remember.

ME Yeah but maybe you should.. re-contact him?

PAPA (further away) Yeah.. but uh.. so uh him too he went fighting. But.. What I love is this diverse humanity, since I’ve been to India, I was in other countries. So meI am like someone who is watching a movie (Birds are tweeting). D’you realise? (The wind gets up and you can hear the surrounding leaves moving, it’s like a song). I don’ feel like I am Kabyle. In the Kabyle, I am not fixed in the Kabyle man. I... I am forced to take a step back. (He takes a step back). Because I am not completely Kabyle, I am not... (The wind blows in the mic) ‘am not (Papa speaks very low) And at the sametime (He starts again) I am! (A silence) Since I am not, I am.











III.

Le Front de Libération National (FLN) fut créée pour obtenir et réunir les mouveMEnt pour la décolonisation de la France en Algérie et devint le mouveMEnt principal durant la guerre. Un gouverneMEnt à parti unique jusqu’en 1989.




ABDERRAHMANE Et la aussi il y’a eu un attentat contre... contre une petite caserne française

MOI Ah ok.

ABDERRAHMANE Ils ont égorgé huit soldats.

MOI Français?

ABDERRAHMANE Oui

MOI Wow...

PAPA Et on a pris la fuite pendant la nuit.

ABDERRAHMANE Et on nous a fait fuir encore.

MOI Et.. qui est ce qui avait.. mené l’attentat?

ABDERRAHMANE C’est des.. des combattants FLN, Algériens.

MOI Et est ce qu’avait des membres de notre famille? Qui ont participé à ça…

ABDERRAHMANE Nan, nan.

PAPA Ils auraient pas fait ça. Ils vont pas mettre leur famille en danger.

ABDERRAHMANE C’était pas des membres de notre famille. Parce que les membres de notre famille, ils étaient affecté ailleurs.

MOI Ah oui ils avaient quitté le village?

ABDERRAHMANE Non, ils appartenaient à une organisation militaire. Lorsque tu fais partie d’une organisation tu n’es pas la ou tu veux.

III.

Front de Liberation Nationale (FLN) was the principal nationalist moveMEnt during the Algerian War and the sole legal and ruling political party of the Algerian state until other parties were legalised in 1989. The current president belongs to this party.




ABDERRAHMANE And then too, there was an attack against.. against a small French barrack

ME Ah ok.

ABDERRAHMANE They slit eight soldiers’ throats

ME French?

ABDERRAHMANE Yes.

ME Wow...

PAPA And we fled during the night.

ABDERRAHMANE And we were made to flee once more.

ME And... who is it... who lead the attack?

ABDERRAHMANE Fighters of the FLN, Algerians.

ME And did we have members of our family? Who took part in that...

ABDERRAHMANE No, no.

PAPA They would not have done that. They would not put their family risk.

ABDERRAHMANE They were not members from our family, since they had been assigned somewhere else.

ME Ah yes they had left the village?

ABDERRAHMANE No, they belonged to a military organisation. When you’re part of an organisation, you’re not where you want to be.









IV.

Cette conversation eu lieu sur la route de retour vers la Kabylie. Nous étions assis à la terrasse d’un café, dans une partie d’Algérie surnommée la Porte du Désert.




MOI Tu veux pas qu’on fasse un jeu?

PAPA Ouais vas-y

MOI Ca va nous changer les idées, un peu. Euh est-ce que ca te dit qu’on joue au jeu des

devinettes?

PAPA C’est quoi c’truc? Vas’y vas’y

MOI Mais on y jouait avant quand j’étais petite.

PAPA Oui, oui, ça c’est un truc.

MOI Je pense a un truc dans ma tête, et tu dois trouver. Ou toi tu penses a un truc, et j’dois trouver.

PAPA Ouais, ouais ca c’est un truc ‘j’faisais avec toi.
(Je ris)
Voila...

MOI Bah du coup qui est ce qui pense a quelque chose la?Tu comMEnces ou j’commence?

PAPA Vas-y tu commences.

MOI Donc j’pense a un truc? Ok.
(Un court silence)
C’est bon j’ai trouvé.

PAPA Tu penses a la montagne?

MOI Oui. (J’éclate de rire) Alors la.. bien trouvé, bien joué! (Je continue de rire). C’est pas comme ça qu’on joue au jeu d’habitude, mais là en plein dans le mille.

PAPA (Il rit) D’habitude on pose des questions pour savoir, mais la...

MOI Oui! Bah après il y’a une montagne devant nous. Elles sont belles ces montagnes.
IV.

This conversation was had on the way back to Kabilya. We were sitting in a café, in a part of Algeria nicknamed the Gate of the Desert.



ME Do you want to play a game?

PAPA Yeah, go on.

ME It will change our mind, a little bit. What do you think about us playing the guessing game?

PAPA What’s that thing? Go’n, Go’n

ME But we used to play it when I was a kid.

PAPA Yes, yes, that’s a thing.

ME I think about something in my head, and you have to find it. Or you think about something, And I ‘ve to find out what it is.

PAPA Yeah, yeah, this is a thing that I did with you.
(Laughter)
That’s it...

ME Well so who is it who thinks about something right now? You begin or I begin?

PAPA Go on you start.

ME So I think about something? Ok.
(A short silence)
That’s good, I’ve found something.

PAPA You’re thinking about about the mountain?

ME Yes. (I burst into laughter) Well there.. well done! (I keep laughing). It’s not how you play the game usually, but you hit the nail on the head.

PAPA (Laughs) Usually you ask questions to find out, but there..

ME Yes! Well after all there’s a mountain in front of us. There are these beautiful mountains.










V.

Le vent se lève, sais-tu.
Je vois que tu m’entends.
Par les sentiers et les mirages, je vais.
Je sais que tu me sens.
J’approche du ruisseau; d’une ombrelle ensoleillée
Par un hasard horizontal, une envie dominicale
J’apprends à balbutier, sais-tu.
Ms mains se portent.
Une carrière s’étire dans ma vue.
Faite de sable, se coule en trombe.
Je suis si triste que tu parte,
Mais le jour se lève. Puisse-t-il.
V.

The wind gets up, do you know.
I watch you hearing me.
By the tracks and mirages, I go.
I know you’re feeling me.
I come nearer the stream; of a sunny sunshade
By a horizontal happenstance, a Sunday will
I learn to babble, do you know.
My hands are worn.
A quarry stretches in my sight.
Made of sand, it sinks in downpours.
I am so sad that you leave,
But the day rises. May it.


Elianor Oudjedi is currently pursuing undergraduate studies at The Glasgow School of Art.


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